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  • Photo du rédacteurjackiebhamilton

Ces invitations à cheminer


Il n’y a pas une journée qui passe sans que la Vie ne place sur notre route une occasion de nous remettre en question et de nous responsabiliser.


Nous en sommes peu conscients parce que nous pensons, en général, que ce sont les autres qui sont fautifs.  De ce fait, nous nous sentons rarement visés ou concernés. 


Pourtant, la plupart du temps, lorsque nous éprouvons de la gêne, de la frustration, de la honte, du rejet ou de la colère, il y a de fortes chances pour que ce que nous sommes en train de vivre fasse tout simplement écho avec quelque chose qui, en nous, n’est pas réglé.


Rappelons-nous que nous sommes des miroirs les uns pour les autres.  De ce fait, ce qui nous dérange, ça nous concerne directement.  Le message s’adresse À NOUS.  Et c’est probablement une invitation à cheminer.


Ainsi, notre premier réflexe devrait toujours être de découvrir POURQUOI nous nous sentons comme nous nous sentons, et ce, avant même d’intervenir. 


Bien souvent, lorsque nous prenons le temps d’effectuer cet exercice, l’intensité de l’émotion diminue et nous réalisons, finalement, que la riposte que nous nous apprêtions à faire n’était pas du tout justifiée.


Mise en situation 1 :  Si le collègue qui parle trop fort et prend trop de place en réunion nous tape sur les nerfs :

  • C’est peut-être que nous envions son énergie et son audace.  Nous trouvons que nous en manquons.

  • C’est peut-être que nous sommes nous aussi très intenses et nous n’en sommes pas fiers.

  • C’est peut-être que nous avons vécu quelque chose qui fait que nous pensons que les gens trop expansifs sont des hypocrites ou des manipulateurs.

  • C’est peut-être que nous avons constamment dû nous mettre en retrait pour laisser le champ libre à un membre de la famille qui prenait toute la place.

  • C’est peut-être que toute l’attention accordée à ce type de personne nous fait réaliser à quel point nous pensons que nous sommes peu intéressants pour les autres. 


En un mot, nous nous sentons menacés.  Ou intimidés. Ou exclus et rejetés.  Mais, en réalité, ce qui nous dérange n’a rien à voir avec l’autre, mais, oui, l’autre est là pour nous inviter à résoudre cette problématique ou guérir cette blessure que nous portons.


La solution?  Prendre conscience de cette fragilité, de cette vulnérabilité que nous avons en présence de certains types de personnes.  Elles sont placées sur notre route pour nous faire voir tout ce qui, en nous, a besoin d’être corrigé, et ce, afin que nous nous sentions de plus en plus à l’aise et libres dans nos relations.


J’ai effectué un exercice fort intéressant dernièrement en écrivant une lettre à chacune des personnes avec qui je sens qu’il y a quelque chose qui accroche.  Des anciennes relations ou des relations actuelles. 


Une lettre que j’ai gardée pour moi.  Une lettre qui a simplement servi à faire ressortir ce qui me dérange.  Et j’ai été étonnée de voir qu’effectivement, ce qui me dérange, c’est souvent quelque chose que j’aimerais posséder davantage ou quelque chose que je reproduis et dont je ne suis pas fière ou cela fait remonter une croyance et me place alors dans le jugement.


Je vous invite à écrire une lettre à chacune des personnes avec qui le courant ne passe pas ou moins.  Dites à ces personnes ce que vous n’aimez pas.  Soyez francs.  Directs.  Il faut libérer tout ce qui est coincé ou emprisonné.  Tout ce que vous vous refusez d’admettre ou de ressentir.


Cet exercice n’accentue pas notre inconfort ou notre mépris envers l’autre.  Au contraire, il est souvent très utile pour faire baisser l’intensité des émotions ressenties.  Et il s’avère être une mine d’or pour nous renseigner sur tout ce qui, en nous, a besoin d’être mieux compris.


À la fin de chaque lettre, dressez la liste des principaux points qui vous dérangent chez la personne et voyez si :

  • Vous aimeriez posséder davantage de ceci.

  • Vous agissez pareil et vous n’en êtes pas fiers.

  • Vous entretenez une croyance qui vous amène à juger.

  • Ce comportement vous rappelle un souvenir éprouvant.

  • Ce comportement vous montre à quel point vous avez une faible estime de vous.

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