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  • Photo du rédacteurjackiebhamilton

Les périodes de blues


Il y a des jours où ça va « moyen » et c’est comme ça pour tout le monde. Même pour ceux qui semblent avoir une vie parfaite.


Nous nous levons le matin avec les blues, sans trop savoir pourquoi. Il nous semblait pourtant que tout allait relativement bien dans notre vie, à part quelques petites inquiétudes tout à fait normales. Alors comment se fait-il que nous nous sentions tout à coup si tristes, si mélancoliques… si seuls?


Avec l’expérience, j’ai compris que ces états d’âme sont souvent passagers. Et qu’ils sont possiblement occasionnés par le fait qu’inconsciemment nous nous souvenons. Nous nous souvenons, par exemple, qu’à pareille date il y a deux, dix ou vingt ans, nous avons vécu ceci ou cela. Le bout de film repasse en arrière-plan et même si le souvenir demeure flou, la sensation que la situation nous a fait vivre, elle, est toujours bien présente en nous.


Lorsque nous vivons les blues, il serait d'ailleurs intéressant de repérer dans notre passé ce qui a pu se passer à pareille date puisque notre corps n’oublie pas les événements qui nous ont marqués.


Les états d’âme peuvent aussi être causés par ce que j’appelle « des cycles » : des périodes où une mise à niveau de nos systèmes s’impose. Notre disque dur a besoin d’être défragmenté car nous commençons à manquer de mémoire vive et d’espace disque.


Pour ma part, je constate que, dans le moment, je me languis de quelque chose, mais je ne sais pas de quoi exactement. Mais cette chose me manque de façon viscérale. Comme s’il y avait encore en moi des situations non guéries ou des désirs non réalisés et ceux-ci viennent frapper à ma porte pour que je leur accorde mon attention.


J’ai souvent l’impression que la détresse que j’ai vécue lorsque j’étais enfant - et qui était encore plus présente et intense à l’apparition des beaux jours - revient me visiter et me hanter à chaque année.


À chaque année, je ressens à nouveau cette douleur de ne pas profiter de la vie au maximum. Ou de ne pas être en train de faire et d’être ce que je devrais faire et être. Comme si mon incarnation actuelle m’avait conduite à vivre un destin qui n’est pas le mien, et ce, même si je travaille fort pour m’en approcher.


Ce sont là deux douleurs intenses qui m’ont habitée toute ma vie : cette soif de vivre à la puissance au carré qui n’est jamais rassasiée et qui se manifeste par une impression de suffocation.


J’ose espérer qu’un jour j’arriverai à ressentir, dans toutes les fibres de mon corps, cette joie de vivre qui m’a tant manqué lorsque j’étais enfant et que le vide de sens se remplira une bonne fois pour toutes.


En attendant, j’accueille ce cycle, cette phase, car je sais que son but est de contribuer à défaire des nœuds pour m’aider dans mon désir d’épanouissement et de liberté. 🙏

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