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  • jackiebhamilton

Sommes-nous hermétiques à la vérité qui dérange


Il m’est souvent arrivé dans ma vie de vouloir faire semblant de ne pas savoir quelque chose. De volontairement fermer les yeux sur une situation. De faire l’autruche, quoi!


Si cela semblait me dégager momentanément du stress causé par la réalité des circonstances, je pouvais tout de même constater qu’il restait toujours quelque chose de très lourd et de très nocif au fin fond de mon être.


Je savais que l’histoire que je voulais me raconter – que je racontais – était une imposture. J’étais une imposture!


De plus, le fait de tout faire pour éviter de regarder en pleine face ce qui avait besoin d’être pris en charge me dépouillait de mes ressources les plus précieuses. Je perdais confiance en ma capacité de me prendre en main. Je réalisais que je n’étais pas capable d’assurer ma propre sécurité et cela, croyez-moi, c’était encore plus effrayant et déstabilisant que ladite situation que je voulais éviter de voir.


Que préférons-nous vivre dans la vie? Nous promener dans les bois en nous convaincant qu’il n’y a pas de tueur en série qui nous guette, tout en sachant qu’il y a certaines preuves à cet effet qui circulent? Ou nous promener dans les bois en totale connaissance de cause et en étant mieux préparés à affronter l’individu si jamais il vient à se présenter?


Dans lequel de ces scénarios serons-nous le mieux disposés et efficaces pour « sauver » notre peau?


Ici, l’exemple peut sembler un peu extrême, mais on peut le remplacer par des circonstances plus proches de la réalité :


• Un diagnostic de cancer

• Une magouille dans notre entreprise

• Une tromperie dans notre couple

• Une trahison dans nos amis

• Etc.


Acceptons-nous d’être utilisés, manipulés en toute conscience? Acceptons-nous qu’on nous mente effrontément?


Sommes-nous hermétiques, totalement fermés, à toute vérité qui viendrait chambouler notre vie, et ce, parce que nous pensons que nous n’avons pas l’étoffe pour surmonter ceci?


Rappelons-nous lorsque nous étions petits et craignions qu’il n’y ait un monstre sous le lit ou dans la penderie… Qu’est-ce qui arrivait à nous rassurer?


Le fait de trouver le courage de vérifier, de valider, de nous informer sur l’objet qui nous effraie… Voilà ce qui, bien souvent, s’avère le plus rassurant.


La façon dont notre cerveau fonctionne, c’est qu’il essaie de nous protéger, mais il ne le fait pas toujours de la bonne façon.

À partir de l’instant où une vérité est reconnue, déjà, le choc qu’elle entraîne tend à diminuer au fil des heures et des jours. Nous assimilons l’information, la tournons dans tous les sens. Nous passons par toutes les émotions et puis, nous tombons dans la phase d’acceptation. Celle-là même qui permet probablement de commencer à chercher des solutions ou à envisager des façons de s’adapter.


Nous ne devrions jamais refuser de voir les choses telles qu’elles sont! Cela n’est pas nous protéger; cela est nous enfermer dans une cage à partir de laquelle nous ne pourrons pas véritablement intervenir en notre faveur le jour où l’illusion dans laquelle nous désirons demeurer disparaîtra.


Il n’y a rien que nous ne pouvons affronter si ce n’est ce que nous nous refusons d’affronter. Rappelons-nous de ceci. 🙏



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