Jackie B. Hamilton, auteure
Québec, Canada

 

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30/07/2019

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Comment arriver à combler nos solitudes

 

La vie me bombarde de plein d’informations ces temps-ci, notamment sur la complexité, pour l’homme et la femme, d’arriver à se rencontrer dans un espace où chacun aura envie d’apprendre à mieux se connaître.


On ne va pas se leurrer, former un couple est devenu une entreprise extrêmement ardue.  Ma définition du couple étant ici un engagement sérieux entre deux personnes qui nourrissent le désir commun d’apporter encore plus de bonheur dans la vie de chacun. 

 

 

Un problème de connexion


Il y a quelques heures, je suis tombée sur une vidéo qui m’a littéralement bouleversée.  Celle-ci fait ressortir toute la problématique qu’entraîne notre dépendance à nos petites boîtes rectangulaires qu’on appelle cellulaires.  


Non seulement, nous devenons de moins en moins présents à ceux que nous aimons, mais nous nous coupons aussi de la possibilité de faire de nouvelles rencontres intéressantes.   


Pendant que nous avons les yeux rivés sur notre appareil, le monde autour de nous continue de tourner, mais il le fait sans nous…  Plus nous sommes connectés sur nos différents réseaux sociaux, plus nous devenons déconnectés de la vraie vie.

 

 

Nous avons besoin les uns des autres


L’être humain vit difficilement sans la présence des autres.  Il paraît même qu’un poupon, privé d’affection, peut aller jusqu’à se laisser mourir.  C’est dire à quel point les marques d’attention et d’amour sont ce qui nous tient en vie.  C’est aussi important que l’air que nous respirons.


Alors croyons-nous sincèrement que quelques mots échangés dans un écran arriveront à combler ce besoin que nous avons d’établir des liens profonds et significatifs?  J’en doute.  


Si nous nous sentons rassasiés sur le coup, le sentiment de solitude ou d’isolement remontera rapidement à la surface parce que, tout simplement, nous avons besoin d’être physiquement touchés et étreints.  Rien ne pourra jamais remplacer un sourire ou un éclat de rire qui ne peuvent être expérimentés que lors d’une rencontre face à face.  


Aucune émoticône ne pourra simuler le bonheur que nous retirons de plonger nos yeux dans les yeux de l’autre afin de percevoir la véritable émotion qui se cache derrière ses mots.

 

 

Traverser le pont qui nous sépare


Toutefois, je l’avoue, il est souvent plus facile de communiquer de façon virtuelle qu’en personne. Ça prend de l’audace, du courage pour oser aborder quelqu’un.  Et, malheureusement, ceux qui osent s’exposent souvent à la possibilité de se faire rabrouer.  


J’ai en tête l’exemple de cet homme qui, jeudi dernier, a osé traverser la ligne défensive fictive formée par mes amies et moi pour venir parler à l’une d’entre nous.  Après quelques minutes, mon amie essayait de se pousser de lui parce qu’elle était zéro intéressée.  Du coup, il s’est retrouvé tout seul au bout de la table.  C’est alors que j’ai fait remarquer à mon amie que l’acte de bravoure de ce monsieur méritait, à tout le moins, qu’elle mette un terme à la conversation de façon respectueuse.  


Il s'agit d'un comportement que nous avons tous tendance à adopter de façon inconsciente.  Nous utilisons notre body language ou notre cellulaire pour ériger une barrière entre nous et la personne qui nous envoie des signaux d’intérêt.  Nous nous disons :  « Il va finir par comprendre. »  


J’ai moi-même ma petite tactique personnelle pour éloigner quelqu’un qui, je le sais d’entrée de jeu, n’a aucune chance de faire sonner les cloches de l’église.  Je ne le fais pas par méchanceté, mais simplement pour éviter d’avoir à rejeter cette personne.  


En fait, quand j’y pense, c’est un geste tout à fait égoïste puisque le but est de m’éviter de ressentir de la culpabilité.  Je prends pour acquis que ce sera moins douloureux pour l’autre de se faire « rejeter » avant qu’après avoir entamé une conversation.  Mais qu’est-ce que j’en sais, moi?
 

Ceci dit, il y a tout un pont qui nous sépare les uns des autres.  Et lorsque nous avons assez de cran pour oser le traverser, il n’est pas dit que nous serons accueillis de l’autre côté avec un bouquet de fleurs.


Toutefois, si chacun de nous se fait le devoir de désormais considérer tous les contacts comme valables, peu importe qu’ils nous apportent quelque chose ou non, je pense que nos rapports avec les autres s’en trouveront grandement changés.


Gardons en tête que nous recherchons tous la même chose :  Être aimés ou, à tout le moins, être considérés.

Vidéo :  Court métrage de Martin Harrison avec David Bernard et Anastasia Vasiliev

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