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  • jackiebhamilton

Parfaits et parfaitement malheureux?


Hier, j'ai fait une publication sur Facebook et, quelques minutes après, j'ai constaté avec horreur que j'avais fait une faute dans le titre principal.


Sur le coup, j'ai été prise d'un petit vent de panique qui, je dois dire, m'a ramené plusieurs années en arrière - quand j'avais tout juste 20 ans - et que je m'efforçais d'être parfaite en tous points parce que je pensais alors que c'était le seul chemin à emprunter pour être davantage aimée et appréciée des autres et, surtout, pour arriver à m'aimer mieux moi-même.


À l'époque, j'avais rédigé un communiqué qu'on avait affiché sur le babillard et un collègue avait osé me montrer une faute dans le texte. Horreur! J'ai été virée à l'envers pendant plusieurs jours! Oui, plusieurs jours! Oui, pour une faute de français!


Vous allez me dire que c'est un peu intense, mais cela traduit exactement comment on se sent quand on est perfectionniste et qu'on a besoin de totalement contrôler son environnement pour que tout se passe exactement comme il se doit.


Le jour où je suis arrivée à me débarrasser de cette fixation à toujours vouloir que tout soit impeccable, c'est comme si on avait ouvert la cage dans laquelle j'étais enfermée depuis toute petite. Du coup, je me suis littéralement envolée!


Vous n'avez pas idée le bien fou que ça fait de constater qu'on peut se tromper, qu'on peut dire non sans culpabilité et qu'on peut se permettre d'être, à la limite, un tantinet méchante sans sentir qu'on n'est pas une bonne personne pour autant.


Je pense que c'est vraiment cela, le problème, avec les perfectionnistes. Elles n'arrivent pas à s'attribuer de la valeur alors elles pensent que si elles s'inventent une personne qui est belle, bonne et qui réussit dans tout, cela finira par changer. C'est un défi qui demande un trop grand investissement de soi et qui finit toujours par mettre K.O. celui ou celle qui se laisse emporter par le désir de la perfection.


Au fond, le plus important et ça m'a pris des années à le comprendre, c'est d'arriver à se voir tel qu'on est d'abord, d'accepter ce qui est acceptable et de faire en sorte d'améliorer tout ce qui nous dérange. C'est cela, je crois, la clé pour arriver à se sentir mieux et à s'aimer davantage.


Par la suite, à partir de l'instant où l'image de soi devient plus agréable, les gens autour de nous sont davantage intéressés à mieux nous connaître et à mieux nous apprécier. Mais ce sentiment doit d'abord partir de soi.



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Jackie B. Hamilton, auteure
Québec, Canada

 

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